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Salvador da Bahia, le centre historique

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Située en plein centre historique dans un bel immeuble rénové du XVIIIème siècle classé monument historique, la Pousada des Arts, où nous sommes descendus, éclate d’une multitude de couleurs vives et gaies, qui vous mettent immédiatement dans l’ambiance bahianaise, vous donnent plein d’énergie, éveillant la bonne humeur et la joie de vivre.

On adore la déco, les tableaux, les lampes, les rideaux, les tapis, réalisés par des artistes locaux, qui s’harmonisent parfaitement avec les murs jaunes, les boiseries et les pots de fleurs rouges et les sols au vieux carrelage ocre et brun. La chambre est cosy avec ses abat-jours peints, son lit en baldaquin, la terrasse individuelle qui surplombe la baie de Tous les Saints et invite au repos dans des fauteuils en rotin ou à paresser dans le hamac après une longue marche.

Le petit-déjeuner pantagruélique nous est servi sur la terrasse au rez-de-jardin jardin en dévaloir vers la ville basse. Pour être jardinier ici, il faut être acrobate ! Un jus de fruits frais nous ouvre l’appétit, les jus varient selon les jours, nous avons goûté des jus de mangue, de goyave, d’ananas, d’orange, d’acérola (cerise bio), tous meilleurs les uns que les autres. Ajoutons deux longues tables remplies de gâteaux de toutes sortes, au chocolat, à la noix de coco, de crêpes, de pancakes, de mets salés, de yoghourts, de céréales et de fruits. Un rêve. On est calés pour la journée.

Le centre historique de Salvador da Bahia ou cidade alta (= ville haute) est somptueux. C’est un musée à ciel ouvert sur une composition colorée inédite et des musiques afro-brésiliennes surprenantes.

La mission civilisatrice des Portugais au nom de la Ste Église romaine passait par la construction d’innombrables édifices religieux, dont les plus marquants sont la cathédrale basilique (la Sé), un modèle d’architecture jésuite, et l’église-couvent de São Francisco, l’une des plus riches du Brésil (sa décoration a absorbé une tonne d’or !).

Le Largo do Pelourinho, une vaste place escarpée et pavée où se trouve l’église à reflets bleu pervenche Nossa Senhora do Rosário dos Pretos (= Noirs), dérive de pilori ; c’est là qu’on exécutait les condamnations prononcées à l’encontre des esclaves insoumis. L’église, construite par les esclaves durant leur temps libre, nécessita un siècle de travail et les messes qui y sont données mêlent rites africains et religion occidentale.

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16. SdB, street art

La Baie de Todos os Santos

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Les Portugais ont débarqué en l’an 1500 à Porto Seguro au sud de l’état de Bahia, mais ce serait l’Italien Amerigo Vespucci (son prénom désigne aujourd’hui tout un continent) qui aurait découvert le 1er novembre de la même année la grande baie de Tous les Saints (d’où son nom), huit ans après la première expédition colombienne vers les Caraïbes. Après plusieurs décennies de désintérêt pour ces nouveaux territoires, la cité de Salvador da Bahia deviendra dans le courant du siècle la première capitale du Brésil.

Les plantations de canne à sucre exigeaient beaucoup de main d’œuvre et, la plupart des Amérindiens disponibles dans les zones côtières ayant succombé aux mauvais traitements et aux maladies, le commerce des esclaves commença. Salvador da Bahia a une culture afro-américaine à nulle autre pareille, puisque c’était le principal centre d’importation d’esclaves. D’où ce mélange entre l’architecture portugaise classique et les tambours africains, les églises catholiques baroques et le candomblé (religion afro-brésilienne), la capoeira, danse des esclaves bahianais, et la samba…

Ce qui frappe par dessus tout à Bahia, ce sont les couleurs vives, presque tonitruantes, des vêtements, des décorations, des échoppes, et la surreprésentation française.

La baie de Todos los Santos est immense, elle est orientée vers le nord, pénètre profondément dans les terres et comporte plusieurs îles, dont la plus célèbre et la plus importante est l’île d’Itaparica. C’était ― comme la baie de Guanabara à Rio ― un endroit privilégié pour y abriter les bateaux et la cité de Salvador da Bahia, fondée sur les hauteurs à l’entrée de la baie, protégeait parfaitement la grande passe.

Pour une fois, à défaut de voilier, nous avons pris un bateau de touristes vers les plages des îles de Prades et d’Itaparica. Sur ces bateaux, on a peur que les gens s’ennuient à regarder des paysages magnifiques ; alors on anime… Bruyante cette animation forcée, les sambas interprétées par les musiciens du bord n’arrivant pas à couvrir le bruit du diésel lancé à toute vapeur (si l’on peut dire) !

Autres curiosités : les ascenseur ou funiculaires permettant de descendre de notre colline ; le port et la ciudade baixa (la ville basse) ; la péninsule d’Itapagipe avec la fameuse église de Nosso Senhor de Bonfim (Jésus, St Patron de Bahia), lieu de pélerinage très fréquenté ; le quartier du Barra, son phare qui marque l’entrée de la baie et sa plage ; le Rio Vermelho, partie de la ville situé à quelques kilomètres du centre, du côté de l’océan, et dédiée aux nouveaux riches.

Le centre historique sera décrit et commenté dans un autre billet.

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