Blog de voyage

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Alicante

Une très belle ville, probablement l’une des plus belles sur les rivages méditerranéens.

Alicante (Alacant en valencien) est située sur la Costa Bianca dans la province qui porte son nom, l’une des 3 provinces de la Communauté valencienne. La province d’Alicante est une contrée montagneuse quadrillée par les sierras. Voilà pourquoi, attirés par la beauté des paysages, les montagnes, les falaises, les vergers, les criques ou encore les parcs naturels, les amoureux de la nature s’y rendent de plus en plus nombreux.

La ville est dominée par le castillo de Santa Barbara, forteresse médiévale juchée sur une colline, le mont Benacantil, à laquelle on accède par des chemins pentus.

Deux grandes tours, déjà anciennes, s’élèvent dans la ville, une tour rectangulaire composée d’appartements (80 m) et la tour carrée de l’hôtel Gran sol (90 m). Heureusement, les urbanistes n’ont pas poursuivi dans cette voie, comme à Benidorm, le Manhattan méditerranéen, l’on dort les uns sur les autres. Au contraire, on a soigné le front de mer avec de larges promenades ombragées, longues de plusieurs kilomètres, dont le pavage reproduit les ondulations des vagues.

L’inconvénient majeur du bord de mer est qu’il est longé par une nationale (N-332), l’avenue de Loring, où la circulation est intense et, comme les piétons n’ont généralement que 10 ou 15 secondes pour se précipiter de l’autre côté et que les passages pour piétons sont peu nombreux, on passe beaucoup de temps à attendre que le flux s’écoule. Si cette route pouvait un jour être déviée vers le nord, la ville y gagnerait encore en agrément.

À l’extrémité de la promenade, la longue plage del Postiguet, où on a beaucoup de mal à trouver 1 m² pour poser ses affaires en plein été et ce, de 10 h du matin à 8 h du soir.

Au-delà des promenades, vers le nord, la ville nouvelle autour de la plaza de los Luceros et de son incroyable fontaine, et de ses Corte inglés. Au pied de la forteresse, le barrio (quartier) de Santa Cruz et la ville médiévale, la cathédrale St Nicolas-de-Bari, la basilique Santa Maria, l’ayuntamiento (l’hôtel de ville) à l’architecture baroque, les ruelles animées occupées par de nombreuses boutiques et par des tables de restaurants à perte de vue. La calle San Francisco, jonchée de champignons géants, la calle San Fernando, la placette Gabriel Miró et ses ficus centenaires, la place Portal de Elche où il fait bon boire une bière le soir, la Rambla (interdit aux voitures le dimanche), la calle Mayor sont des lieux où l’on passe et repasse, toujours à l’ombre, même au milieu de l’été, sans jamais se lasser.

La Marina esportiva del port d’Alacant (au nord) et le Reial club de regates d’Alacant (RCRA) se partagent le bassin portuaire ; c’est dans cette dernière marina que se trouve Alhéna, notre voilier récemment acquis. La plupart des shipchandlers (à l’exception d’un franchisé Uship ouvert juste avant la pandémie) et des artisans sont de l’autre côté vers le môle du levant, avec le casino et les hôtels. Évidemment, dans ce secteur-là, ça fête beaucoup, la musique est diffusée par des hauts-parleurs surpuissants et, si l’on aime la tranquillité, mieux vaut choisir le RCRA.

Comme la ville, les ports de plaisance sont impeccablement tenus, rien n’est laissé à l’abandon, les entrées sont filtrées et les marineros/vigiles veillent 24 heures sur 24. La contrepartie est que c’est relativement cher.

Le varadero (chantier) STA se trouve dans un autre bassin au sud-ouest et, là encore, il ne faut pas compter avec de doux prix. Un point faible qui nuit à la fréquentation : les artisans qui ont pignon sur rue, avec environ 1200 bateaux à entretenir, ont de quoi faire et ils ne vont pas à la pêche au chaland ; donc les devis sont souvent faits à la va-vite et exorbitants, et, même en payant rubis sur l’ongle et en leur donnant du temps, beaucoup de temps, si vous ne les relancez pas en permanence, vous les verrez lorsqu’ils seront disposés à venir, parfois jamaisLe reste des intervenants est à prendre avec des pincettes, car, pour pallier l’énorme déficit de main d’œuvre, on s’intitule facilement charpentier de marine ou électricien.

En conclusion, je dirai : oui à la ville, qui est plus qu’agréable, à la rigueur pour le RCRA pour sa bonne tenue et malgré une réception pas toujours serviable, non aux professionnels sur place.

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