Blog de voyage

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Gibraltar

Un rocher imposant de plus de 400 m, posé dans la mer entre la Méditerranée et l’Atlantique à 20 km de l’Afrique, jalousement conservé par les Anglais et revendiqué de longue date par les Espagnols. En réalité, le Brexit (que les Gibraltariens ont refusé à 96%) a accentué la dépendance de Gibraltar vis-à-vis du territoire espagnol et complexifié la mobilité des personnes et des marchandises avec l’Andalousie voisine. Un accord entre les deux pays a permis d’intégrer Gibraltar dans l’espace Schengen en 2020, ce qui signifie que les citoyens issus d’un pays de l’espace Schengen circulent librement entre l’Espagne et l’enclave, alors que les Britanniques doivent faire une demande d’exemption de visa. Amusant !

Les immeubles sont construits toujours plus haut, en face de la baie, sur une bande côtière large comme un confetti pour le bien-être des retraités anglais désireux de passer l’hiver au chaud, mais la main d’œuvre est surtout espagnole, quoique les Anglais tentent d’attirer des anglophones du Commonwealth pour éviter de se retrouver en minorité.

Nous y étions en fin d’année, durant la période des fêtes. Les magasins d’alimentation et toutes les boutiques touristiques de la Main street sont ouverts tard dans la nuit (sauf les jours fériés). Tout le reste est à l’arrêt jusque début janvier. Très peu de touristes, la crise économique traversée par le Royaume-uni doit y être pour quelque chose.

Les marinas Marina bay & Ocean village ont fusionné et la première a été rénovée en 2020 ; nous avons eu droit à un très beau ponton « alongside » à deux pas de la capitainerie (prix pour un 42 pds : 230 £, soit environ 267tout compris). Il faut dire qu’il y a peu de bateaux de passage. Les formalités douanières sont effectuées rapidement au bureau de la marina, si on a pris la peine de préremplir le document d’entrée en ligne avant d’arriver ; mais, le jour de notre départ, il n’y avait personne au bureau. La plupart des marinas ont un personnel d’astreinte, ici non, et les jours de fermeture ne sont pas clairement indiqués.

Le célèbre shipchandler Sheppard’s ne vaut plus qu’on s’y arrête, sauf nécessité absolue. Stock en flux tendu, assez cher et la plupart des commandes passent par l’Espagne, c’est long et la TVA espagnole à 21 % s’applique…

À découvrir à Gibraltar : le très beau point de vue au sommet du du Rocher, auquel on accède par le téléphérique (cable car) ou l’un des vans Mercedes blancs garés devant (35 £ par personne), les macaques, une colonie de singes qui vit là depuis la nuit des temps, les très belles grottes, dont celle de St Michael, la Main street et la Grand Casemates square, poumon commercial de la ville, le quartier résidentiel de l’Ocean village et son paquebot Sunborn, devenu hôtel et casino.

La marina espagnole de La Linea de la Concepción, située au nord de Gibraltar de l’autre côté de la piste d’aviation qui marque la frontière avec l’Andalousie, a une tout autre dimension qui oblige à de longues courses à pied ; elle est moins chère (128,03 € la semaine + eau et électricité) et il y a toujours des navigateurs en attente de traversée.

Nous y sommes allés pour remettre en place la drisse de balancine de grand-voile avec le concours efficace d’Erick, le gréeur local hispano-sudafricain (+34 677 341 844). Las, après de longs efforts pour tenter de faire descendre la drisse dans un mât fort encombré, il a fallu se résoudre à démâter, car les drisses étaient emberlificotées à l’intérieur du mât et le câblage électrique se baladait. Plus rien ne coulissait normalement. Évidemment, quand le mât est à l’horizontale, on aperçoit des choses suspectes, indétectables du sol. Alors une dépense en entraînant une autre, on se retrouve à la fin avec une facture longue comme le bras. Totalement imprévisible !

Si je n’avais pas voulu replacer cette vieille drisse usagée (la balancine de grand-voile), nous nous serions évité bien des frais dans l’immédiat, mais nous courions le risque d’un blocage dans le mât en pleine mer ou d’un court-circuit dû à l’arrachage de fils électriques.

Une mauvaise surprise, comme il en arrive parfois quand on navigue…

La Linea est une ville qui s’est beaucoup développée depuis notre dernier passage (2011). Le centre-ville, rénové, est agréable et dynamique et les promenades de bord de mer sont vastes et propices aux longues balades.

De mauvaises langues disent que la ville sert de passerelle aux activités illégales les plus lucratives qui préoccupent le plus l’Espagne et l’Europe : le narcotrafic, les filières d’immigration clandestine et le terrorisme.

1 commentaire

  •    Répondre

    Merci Patrice pour toutes ces précisions et les photos qui permettent de vous suivre au fil du temps.
    Bon courage pour la suite des travaux sur le bateau, en espérant qu’il n’y aura plus de mauvaises surprises.
    Bisous à vous deux

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