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50. Grenade, la chapelle royale

Grenade (Andalousie)

Grenade (Andalousie)

Espagne

Pour aller à Grenade, nous avons pris le bus à la station de bus de Motril : en un peu plus d’une heure, nous étions rendus à la gare d’autobus de Grenade. Le trammétro, inauguré en 2017, permet ensuite de rejoindre le centre-ville (descendre à la station Recogidas).

Grenade (Granada) est situé à 60 km de la côte et s’étend sur plusieurs collines au pied de la Sierra Nevada (la montagne enneigée). La ville fut la dernière cité en territoire hispanique à être arrachée aux arabes en 1492, année de l’expédition colombienne vers les Indes occidentales. Ceci explique sans doute cela.

L’Alhambra est l’un des plus prestigieux témoins de la présence islamique en Espagne entre le VIIIème et le XVème siècle. C’est un ensemble palatial gigantesque qui domine la ville et permettait aux occupants de voir venir.

L’Albaicin à l’est hébergeait la cité antique d’Elvira. À l’époque arabe, on y trouvait beaucoup de maçons, d’où son nom. Le quartier, dominé par l’église St Nicolas, est constitué de ruelles étroites, sinueuses et pentues, ce qui n’empêche pas les automobiles d’y venir (en Espagne, l’automobile est partout reine !).

Le Sacromonte est un quartier gitan depuis de longs siècles. C’est là que se serait développé le flamenco andalou à partir de la zambra gitana provenant du Moyen-orient. En prenant le petit bus rouge n°34 plaza Isabel la católica, qui suit la rivière Darro, on peut aller visiter l’abbaye de Sacromonte, d’où on a un point de vue magnifique sur l’Alhambra et la ville de Grenade.

Notre hôtel, magnifique au demeurant, était l’hôtel Mirador Arabeluz, perché très haut sur une colline jouxtant l’Alhambra. Ça monte énormément, nous l’avons fait à pied avec nos sacs, il vaut mieux prendre un autre petit bus rouge (n°35) qui s’arrête juste devant.

19. St George's, la vieille ville

L’île de Grenade : St George’s

L'île de Grenade : St George's

Caraïbes

Nous avons fait un extra dont nous aurions pu nous dispenser : un séjour dans la marina Camper & Nicholsons de Port St Louis située dans le lagon de St George’s, un autre trou à cyclone (mais pour bateaux de luxe). C’est bien aménagé, c’est très propre, coloré, construit dans le style indigène, les poubelles sont ramassées sur les pontons, c’est chic, la qualité de l’accueil y est toutefois très moyenne, il y a des boutiques de luxe, des gens très aisés et de grands yachts, c’est cher (173 € pour 3 nuits avec l’eau et l’électricité), il y a une petite piscine où l’on doit se rendre pour obtenir une liaison wifi (incroyable pour une marina de ce prestige !) et dont de jeunes Anglo-américains squattent le bassin une cannette de bière à la main renouvelée à intervalles réguliers (quelle éducation !) ; et puis le transport de centaines de bouteilles de vin ou de bière vides extraites des soutes des énormes catas de location (garez-vous si l’un d’entre eux croise votre route !) donne une idée de ce qu’est devenue la charter plaisance aujourd’hui…

Le bar restaurant pizzeria de la marina, en revanche, sert de bonnes bières à la tireuse, est abordable et les pizzas et les desserts sont excellents.

St George’s, l’élégante capitale de la Grenade posée au creux d’une baie de la côte ouest, a été fondée sur ordre de Richelieu en 1649, d’où le nom de Louis XIII donné au luxuriant lagon. L’île était alors française et le restera jusqu’au désastreux Traité de Paris de 1763 signé par Louis XV et cédant tout aux Anglais (guerre de Sept ans). Le patois local, les noms de lieu, parfois amusants, en ont gardé le souvenir.

En 1779, les Français ont pu reprendre l’île, pour une courte période, en débarquant au nord de la ville et en surprenant les Anglais qui s’attendaient à une attaque navale. D’où la construction du Fort Frederick (on peut penser que le nom de la forteresse vient du roi Frédéric II de Prusse, un redoutable stratège). L’altitude du fort permettait d’exercer une surveillance à 360° autour de St Georges.

La partie nord de la ville de St George’s (la plus ancienne) est nichée autour du bassin du Carénage, celui qui est situé au nord, et on y accède par bateau, par voiture escaladant les collines environnantes ou par le tunnel Sendal construit en 1894.

Attention aux taxis et autres commerçants proposant leurs services à la sauvette, qui ont tendance à entretenir un savant flou entre les US$ et les EC$ (le 2nd vaut 2,7 fois moins cher que le 1er) ! Nous recommandons plutôt Martin « Cat eye » Lawrence, the yellow man ― présent généralement à l’entrée de la marina ― qui aime assez son île pour pratiquer des prix normaux et fournir des explications de qualité. Mob. : (+1 473) 414 6742 ou 409 0302.

32. L'arbre des voyageurs

L’île de Grenade : les baies de la côte sud

L'île de Grenade : les baies de la côte sud

Caraïbes

Terre montagneuse et verdoyante d’origine volcanique, l’île de Grenade est l’une des perles des Caraïbes, en particulier la côte méridionale composée d’anses déchiquetées théoriquement à l’abri des cyclones, qui pénètrent profondément à l’intérieur des terres, offrent une multiplicité de mouillages enchanteurs, mais, barrées de rochers, d’îlots et de hauts-fonds, ne sont pas toujours faciles d’accès.

Un magnifique paysage où des VIP anglais et américains ont implanté de somptueuses villas, sans trop le dénaturer.

Impossible d’explorer toute cette côte !

Prickly bay, l’anse aux épines (le village résidentiel se nomme d’ailleurs Lance-aux-Épines, une survivance de la conquête française), est une zone de mouillage bien connue de tous les navigateurs depuis belle lurette et c’est généralement là qu’on aborde la côte quand on vient du sud.

La baie est vaste et il y a beaucoup de voiliers venant de tous horizons. On y trouve à peu près tout le nécessaire, des marinas, des bouées de mouillage, des professionnels, une zone wifi, une pizzeria, une scène, un boucher français, enfin tout ce qu’il faut pour être heureux. La marina qui gère une bonne centaine de bouées profite de la situation pour encaisser 50 EC$ chaque jour (1 Eastern caribbean dollar = 0,32 €).

Température de l’eau 29° ; température de l’air 32°. Mais l’alizé de novembre vient tempérer la chaleur.

Mount Hartman bay, où se niche une petite marina, la « Secret harbour marina », et un luxueux restaurant appartenant à un Français, M. Georges COHEN, un entrepreneur dans le domaine de l’informatique, qui possède aussi l’île de Calivigny qu’il a entièrement aménagée pour ses proches et ses hôtes fortunés.

Pour ceux qui peuvent dépenser 30 000 $ la nuit, voici une idée ou une autre.

Au restaurant, pour 10 € on a 6 bières ― la preuve que M. COHEN n’est pas un mauvais homme…

Port Egmont est un trou à cyclones cerné par de splendides villas et maisons de maître, c’est-à-dire un endroit fermé par une chicane où le risque d’être laminé par un vent en furie est limité ; sauf qu’Ivan le Terrible a eu la mauvaise idée de passer par là en 2004, de tuer pas mal de gens, de couler des bateaux et de provoquer des dégâts importants.

La Marina du Phare bleu, où nous sommes allés à pied, est située à l’est de Calivigny island ; les eaux sont assez agitées par vent de SE.