Châteaux de la Loire
Châteaux de la Loire
France
Il y a des dizaines de châteaux autour de la vallée de la Loire et de ses affluents. Faute de temps, nous n’en avons exploré que trois : deux très célèbres et un moins connu.
Au retour de la bataille de Marignan qu’il avait brillamment remportée en 1515, François Ier décide la construction du château de Chambord sur des terres marécageuses, au bord de la rivière Cosson et au centre d’une forêt très giboyeuse, pour en faire « un grand, bel et somptueux édifice ». Un édifice qui doit lui permettre d’assouvir sa passion pour la chasse et surtout d’affirmer son pouvoir en Europe. C’est en quelque sorte l’édification d’un Versailles au XVIème siècle dédié à l’affirmation de la puissance royale. Fasciné et influencé par les arts et les artistes italiens, il fait construire un château dans le style Renaissance où se mêlent à la fois les influences françaises et italiennes. Il est probable que Léonard de Vinci (venu d’Italie en 1516 et mort en 1519 au château du Clos Lucé) a joué un rôle non négligeable dans l’élaboration du projet.
On peut aimer ou détester la géométrie parfaite de la construction autour d’un donjon aux quatre tours rondes, ses élancements maniérés qui créent une véritable forêt architecturale illisible, la froideur de son aspect compact, la démesure de la construction, l’inhabitabilité des espaces ; il faut cependant reconnaître qu’on est loin des châteaux-forts féodaux et qu’une architecture nouvelle est née.
Le 15 décembre 1539, reçu en grande pompe par François Ier alors que le château était encore en chantier, l’empereur Charles Quint fut si impressionné, qu’il qualifia le palais de son rival « d’abrégé de l’industrie humaine ».
Le deuxième château n’est pas un château royal, mais plutôt un manoir bourgeois dans lequel se trouve un musée consacré à Honoré de Balzac. Celui-ci y faisait des séjours réguliers, invité par Jean de Margonne, le propriétaire des lieux et un proche de la famille Balzac. Il venait se ressourcer dans sa Touraine natale, y fuyait ses créanciers parisiens, y trouvait une atmosphère et un bien-être qui lui permirent d’écrire quelques-uns de ses plus beaux romans, entre autres « La peau de chagrin », « Le lys dans la vallée », « Le père Goriot » ou « Les illusions perdues ».
Le château de Chenonceau, on le nomme « le château des Dames », puisque ce sont des femmes qui ont présidé à sa construction et à son évolution. Comme Chambord, il est lié étroitement à l’Histoire de France : François 1er l’a acquis, mais s’en est désintéressé, Henri II, son fils, l’a donné à sa favorite, Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, l’épouse d’Henri II, l’en a chassée et y a organisé des fêtes somptueuses pour servir ses intérêts, Louise de Lorraine, épouse d’Henri III l’a occupé…
Il a été construit sur la rive gauche du Cher au début du XVIème siècle par Katherine Briçonnet, issue de la noblesse tourangelle et d’une famille de grands financiers, à la place d’un moulin et d’un château médiéval qui ont été détruits.
On se le représente toujours avec ses galeries qui enjambent le Cher ; mais ça n’a pas toujours été le cas. Longtemps, le château est resté sur la rive gauche du fleuve. Le pont n’a été construit par Diane de Poitiers qu’en 1556-59 et les deux galeries édifiées sur le pont par Catherine de Médicis beaucoup plus tard.
Louise de Lorraine « la Dame blanche de Chenonceau », épouse du roi Henri III fort éprise de son mari assassiné par le dominicain Jacques Clément, fanatique religieux qui voulait le punir de l’assassinat du duc de Guise, l’a longtemps habité après la mort d’Henri III, et elle l’a transformé en véritable sanctuaire.

















































