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Premiers milles de la transat
Canaries - Espagne
Enfin, presque… Nous sommes encore dans les préparatifs.
Arrivés le 4 au soir à l’aéroport d’ARRECIFE avec 35 minutes d’avance sur l’horaire, nous avons pu prendre le bus qui nous a menés à ORZOLA et, de là, le bateau vers La Graciosa. Nos équipiers, Nathalia et Vincent, citoyens helvétiques originaires de Genève, nous y attendaient époustouflés par la beauté de l’île.
Petite rando vers le sud de l’île le lendemain et baignade à la Playa francesa, où beaucoup de voiliers en attente de traversée se trouvaient à l’ancre.
Aujourd’hui, ciel plus couvert ; Nathalia et Vincent ont fait un demi-tour de l’île avec grimpette sur un des micro-volcans, histoire de poursuivre l’entraînement.
Programme des jours à venir : mouillage devant la Playa francesa, marina de Lanzarote (où nous avons pas mal de matériel en attente), mouillage au cap Papagayo, traversée vers TALIARTE sur Gran Canaria le 17 : le bateau sera sorti de l’eau le 18 pour le carénage.
Déjà deux semaines que nous avons pris le large ; nous avons définitivement quitté La Graciosa, île avec laquelle nous sommes in love. L’échange avec mon ami Simeon (87 ans), que je connais depuis 2011 et que j’ai retrouvé installé au même endroit, a été un moment de grande émotion ; c’étaient à la fois des retrouvailles et des adieux.
Après deux jours au mouillage à la Cala francesa au sud de l’île, la navigation vers Arrecife s’est faite au moteur. Nathalia et Vincent, nos compagnons de route, ont pu s’amariner dans des conditions idéales.
Quelques jours d’escale à la marina de Lanzarote et un moment de frayeur au moment de la manœuvre : notre place est en bout de travée tout au bord du quai et Vincent a l’impression d’aller droit dans le mur… Mais non ! Manœuvre magnifique, le bateau rentre majestueusement dans sa place.
Au cours d’une promenade dans la ville, un arbre de Noël surgit ; il y a aussi un marchand de marrons chauds. Bizarre, et nous nous baladons en short !
Un beau mouillage calme derrière la pointe Papagayo nous permet de profiter des plages de sable fin, avant d’effectuer notre première traversée à la voile avec nos équipiers, tout de même un peu secoués par une méchante houle du nord que nous prenons par le travers.
Au nord de Gran Canaria, nous avons été accompagnés durant un quart d’heure par un troupeau de dauphins qui passaient et repassaient sous et devant le bateau (voir notre photo d’art contemporain). On était tous heureux comme des enfants.
Mouillage devant la plage Alcaravaneras de Las Palmas 20 heures après avoir quitté Papagayo.
Nous vous embrassons















