St Vincent : Wallilabou, Young island, Chateaubelair

Saint-Vincent : Wallilabou, Young island, Chateaubelair

Caraïbes

Voir notre article du 01.01.2018 sur Saint-Vincent.

À Wallilabou bay sur la côte occidentale de St Vincent, nous y sommes allés l’année passée en voiture pour la clearance. Pas donnée d’ailleurs cette clearance : 140 EC$ pour le bateau et 3 personnes ; et, quand on revient de Carriacou (Grenade), on repasse à la caisse, cette fois pour 185 EC$.

À l’arrivée, Smily, avec sa barque bleue et rouge, nous accueille dans ce cadre pittoresque et procède à l’amarrage du bateau proue et poupe (40 EC$ pour 2 jours pour la bouée + 40 pour le marinero). Ensuite arrive l’habituelle kyrielle de barques des vendeurs (fruits, légumes, colliers, bracelets, poisson, etc.). John, le marchand de légumes un brin cocaïmomane est présenté comme « bad guy » par Smily ; nous nous apercevrons plus tard que ― au-delà de la lutte des clans locaux ― il n’avait pas tout à fait tort.

Le premier « Pirate des Caraïbes » a été tourné en partie sur ce site. Rien que cela attire des foules de touristes venant de Kingstown, la capitale. Malheureusement, ce qui a été laissé par les Américains (bâtiments, appontement, éléments de décor, costumes…) n’est guère entretenu, faute de moyens, et tout part à vau-l’eau. Dans peu de temps, le petit musée ne sera plus que poussière.

Deux jours plus tard, nous sommes à la pointe sud de l’île de St Vincent, sous la protection de Young Island, car le tirant d’eau pour entrer dans l’enceinte corallienne du Blue lagoon varie d’un guide à l’autre. De toute façon, Blue lagoon, où nous sommes allés à pied, est agité par les vagues et les courants, et les bateaux tirent à longueur de journée sur leurs amarres ; et puis, en dehors d’un complexe hôtelier et de quelques pontons, il n’y a pas grand-chose à voir.

Entre Young island et Villa beach, c’est Sparrow (on ne sort pas de « Pirate des Caraïbes » !) qui amarre et c’est nettement plus cher qu’à Wallilabou (120 EC$ pour 2 jours). Les voyages en water taxis à 3, c’est aussi 40 EC$.

C’est une zone résidentielle sans grand intérêt du côté terre et les bungalows d’un resort « Paradise beach hotel » occupe l’île, qui dispose d’une belle plage. Entre les deux, des bouées pour les bateaux de passage. Pour se baigner, mieux vaut attendre l’étal des marées.

Blue Lagoon, situé entre la côte méridionale de l’île principale et l’îlot de Young island, c’est la Côte d’azur de St Vincent ! On y vit mieux que dans le nord, mais on peut en faire l’économie.

Notre équipière a voulu prendre un taxi pour aller jeter un coup d’œil à la capitale de St Vincent Kingstown, toute proche. Elle en est revenue rapidement, peu rassurée par le comportement des habitants. Une ville pauvre où le chômage est endémique peut expliquer ce ressenti.

N.B. En remontant vers la Martinique, nous nous sommes arrêtés à Chateaubelair au nord de l’île ― bien situé pour faire la traversée vers Ste Lucie. C’est tout l’opposé de Blue Lagoon ! Une surprise : 6 bateaux au mouillage, alors que, ces dernières années, les bateaux de passage étaient rares pour cause de mauvaise réputation du lieu (nous y étions déjà, seuls, en 2017). Une bande de joyeux drilles, des enfants-ados, viennent aider les plaisanciers à trouver le bon endroit pour mouiller et ils en profitent pour vendre leurs fruits et autres services ; ils sont bien moins chers que les boat boys des autres mouillages de la côte et ont un bon comportement, pour peu qu’on les aide à gagner un peu leur vie. Les SDF en barque ou sur planche de surf prennent la suite (Mr Boyboy, entre autres) ; gentils, mais nettement plus collants. On s’en débarrasse avec de vieux objets. Une manière de nouer connaissance !

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