Tenerife : côtes orientale et occidentale – Garachico
Tenerife : côtes orientale et occidentale - Garachico
Canaries - Espagne
Santa Cruz de Tenerife est la capitale de l’île du même nom, mais aussi le chef-lieu de la province des Canaries orientales englobant les 4 îles de Tenerife, de la Gomera, de la Palma et d’El Hierro. Santa Cruz est également la capitale de la communauté autonome des Canaries (en alternance avec la capitale de la province occidentale Las Palmas).
Voir nos précédents reportages sur la ville de Santa Cruz et les facilités, entre autres.
Cette fois, il fallait faire réviser notre survie Seasafe. La bonne adresse se trouve au NW de la ville : LM Gasmarine – Calle Tijarafe, Nave 3 bajo, P.I. Los Majuelos 38108 LA LAGUNA – Tel : (+34) 922 31 50 36
sauf que les techniciens se sont conformés à l’ancienne réglementation espagnole ou à celle qui concerne les bateaux de tourisme et que leur révision n’était valide que pour une année (au lieu de 3 en France). J’aurais dû me méfier, à Recife au Brésil, ils m’ont fait le même coup ! Après intervention de Seasafe France sur ma demande, tout est rentré dans l’ordre. Le marché de la sécurité est extrêmement juteux en Espagne, puisque même les gilets de sauvetage et les extincteurs de bord font l’objet d’un passage régulier en atelier.
Ce qui est désolant dans la marina de Santa Cruz, c’est que les paquebots et les ferrys accostent dans le bassin au nord-est de la marina et que l’alizé transporte leurs fumées grasses et noires à longueur de journée et de nuit vers le port de plaisance. L’état des bateaux de plaisance, notamment ceux qui se trouvent contre le terre-plein nord, est absolument déplorable après quelques jours et le décrassage exige de l’huile de coude ! Sans compter les poumons des navigateurs… Ajoutez à cela que les croisiéristes qui passent sur le quai au-dessus de nous ont une vue plongeante sur les voiliers amarrés.
Les Marseillais, qui ont beaucoup râlé contre les rejets des paquebots, ont trouvé la parade. Mais les Canariens ne sont pas sensibilisés à cette question pourtant vitale.
Quand le vent souffle sur la côte orientale de Tenerife, c’est le plus souvent l’alizé (NE), mais, lorsque l’anticyclone des Açores part dans les brumes du nord, ça peut être un vent du sud généré par une dépression. Comme les deux ont alterné à intervalles rapprochés, nous avons trouvé refuge au nord ou au sud de la baie d’Abona ou bien derrière la digue du port de commerce pratiquement désert de San Miguel de Abona ou encore derrière la montaña Roja.
Pour finir, un régulateur électrique défaillant nous a poussés vers la marina Amarilla à quelques mille de la pointe SE de l’île de Tenerife. La marina est construite autour d’un golf et d’un ensemble résidentiel, et les prix sont convenables. L’inconvénient est qu’on est loin de tout.
Après avoir loué une voiture [évitez de passer par le bureau de la marina, car pour un prix assez élevé vous aurez droit à une voiture vieillotte], nous sommes allés au Leroy Merlin d’Adeje et en avons profité nous promener dans Los Cristianos, la ville portuaire qui accueille la plupart des ferrys venant des îles alentour, et sur la Costa Adeje, zone résidentielle et touristique peu attrayante. Puis nous avons poussé par des routes improbables, au-dessus desquelles le Teide élève sa cime enneigée, jusqu’à Garachico au NW de l’île, dont la marina ne nous avait pas répondu favorablement.
Garachico, quoique parfois plongé dans l’humidité d’un brouillard océanique, vaut le détour. C’est une ravissante petite bourgade située en contrebas d’une immense falaise, merveilleusement aménagée (voir photos), où les vagues de l’Atlantique déferlent furieusement. Excellent déjeuner au restaurant Los Pinos.


















































