Blog de nav

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Vers les Caraïbes

500 MN (900 km), descente du fleuve incluse, c’est la distance qui nous restait à parcourir jusqu’aux Caraïbes. Grâce au courant équatorial, nous les avons avalés en 3 jours sous génois largement réduit et grand-voile à 3 ris (réduction maximale), soit à 7 nds de moyenne, avec des accélérations de 8 à 9 nds des heures durant.

Il y avait du vent : un bon force 6, que nous avons pris sous un angle de 50/60°, lorsqu’il a fallu nous éloigner de 100 MN de la côte pour sortir du socle continental, éviter les barques de pêche et les vagues de hauts-fonds.

Dans première partie du trajet, les vagues sont venues d’un peu partout, du fait que le vent et le courant se contrariaient, que l’anticyclone des Bermudes (ce sont toujours les anticyclones qui fabriquent les alizés) se déplaçait rapidement vers l’est et que nous étions toujours à la limite de la « marche ». L’une a balayé le pont, a réussi à s’infiltrer sous la capote de cockpit et à nous arroser ; une autre, venant de 3/4 arrière, est tombée dans le cockpit et a envoyé 10 ou 15 litres d’eau dans l’entrée restée ouverte. Précaution oubliée = nettoyage obligé…

À notre arrivée à proximité de Trinidad, le vent est passé à l’est, nous contraignant au vent arrière sur des hauts-fonds, dans une mauvaise houle et dans une succession de grains ininterrompue. Génois enroulé pour éviter de d’avoir à gérer des vents de bourrasque, moteur en accompagnement de la grand-voile, que le pilote arrivait à maintenir sur sa panne.

Après le contournement du Drew shoal (haut-fond où peuvent déferler les vagues) au sud de l’île de Tobago, cap au NE vers Store bay contre un vent de 30/35 nds et une pluie diluvienne. Notre premier contact avec les Caraïbes !

Malgré la rapidité du voyage, nous n’avons pas été mécontents de jeter l’ancre.

Dans ce type de mer, la stabilité impressionnante de l’Amphitrite rassure énormément et fait la différence. Certes, le bateau est parfois bousculé, mais les 5 tonnes de plomb qu’il a sous lui le maintiennent sur sa trajectoire. Bravo aussi au pilote électrique, un AP26 Simrad à bord depuis 10 ans, qui tient le cap et et anticipe les mouvements réguliers des vagues, parfois même leurs brusques emportements.

Comme toujours, les photos ne rendent pas vraiment compte de l’état de la mer ; d’ailleurs, quand le vent monte brutalement, on oublie l’appareil photo.

N.B. Pour les novices : ce n’est pas encore la tempête…

Patrice

A propos de Patrice

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3 commentaires

  •    Répondre

    Chers Patrice et Michele,.

    Quelle aventure ! 900 kilomètres en 3 jours sur une mer plus qu’agitée! Mais la récompense est là ! L’eau a vraiment une couleur magnifique. Profitez bien de ce bel environnement.
    Bisous affectueux,
    Martine

    •    Répondre

      Hello les aventuriers,
      Le pilote automatique a certainement son importance mais celui en chair et en os mérite également quelques félicitations.
      Bises à tous les deux
      Sylvie

  •    Répondre

    Je ne sais pas pourquoi mais j’ai tendance à préférer la dernière image.

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