Blog de nav

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Palma et Ibiza, un univers d’opulence

Durant le séjour de Mindelo en terre brésilienne, nous avons été invités par nos amis allemands sur leur Hanse 495 (un voilier de construction germanique, comme il se doit) à les accompagner durant leur croisière d’été dans les îles Baléares. Programme : départ de Palma de Majorque, traversée vers Ibiza et Formentera et retour. Un archipel que nous connaissons bien pour y avoir longtemps navigué (notre premier voilier hivernait en Languedoc) ; mais c’était il y a fort longtemps.

Aujourd’hui, en plein été, on y rencontre peu de Français. Il faut dire que, à 20 000 € la place de port à l’année pour un voilier de 15 m (format très moyen de gamme ici) ou 250 € à 300 € pour une place à la journée, les tarifs sont dignes de la Côte d’Azur ou de la Riviera italienne, en échange d’un service très moyen. Les commerçants de ces îles ne se donnent pas grand’ peine, car ceux qui fréquentent ces terres proches du continent (essentiellement des Anglais et des Allemands aisés) ne regardent pas à la dépense.

Palma reste une très belle ville, dotée de beaux monuments (voir photos). Nous sommes restés assez loin d’Ibiza (la ville) pour nous éviter des prix pharaoniques dus aux débordements de la jet set.

Première étape : Palma-Santa Eulalia, une marina située sur la côte orientale de l’île d’Ibiza, à environ 60 MN. Peu de vent, comme souvent à cette époque au sud de Majorque. Service minimum et place sur le môle au milieu des gros bateaux de tourisme. Comme à Palma, comme à Ibiza (Eivissa), comme à Formentera, la marina est envahie par des bateaux à moteur et obtenir une place relève du tour de force.

Les mouillages de l’île de Formentera sont en général agités et surpeuplés. La beauté du décor ne peut faire oublier la promiscuité et les vagues provoquées par le passage des gens pressés, qui se déplacent au même rythme en vacances et au boulot, et sont d’autant plus dérangeants qu’ils conduisent des embarcations pourvues de moteurs monstrueux.

Il y a heureusement quelques calas plus accueillantes sur l’île d’Ibiza, essentiellement sur la côte rocheuse qui va du cabo Falco proche de l’île de Formentera jusqu’au nord-ouest d’Ibiza : la cala de Port Roig, bien abritée des vents du nord et d’est, la cala d’Hort, la cala de Portinatx… C’est là que nous passerons l’essentiel de notre séjour et là que nous trouverons du plaisir.

En revanche, par tramontane ou vent d’est, la côte orientale offre peu d’abris (hors marinas). Nous avons dû veiller de nuit dans la cala Talamanca, juste au nord d’Eivissa, parce que la houle du large provoquait de nombreux dérapages d’ancres.

Par rapport aux Canaries ou aux îles du Cap Vert, où on rencontre des marins venus de tous horizons et de tous pays, ces îles, où l’argent règne en maître absolu, sont très « dépaysantes » ; on y cherchera en vain la mixité sociale qui existe encore dans les bassins de navigation de Bretagne, de Normandie ou même de Sardaigne.

Le retour vers Majorque s‘est fait par un vent d’est de 15 à 20 nds à environ 35° du vent apparent. Le bateau s’est bien comporté dès lors qu’un ris a été pris dans la grand-voile.

Vous trouverez dans les photos un petit salon nautique qui rassemble quelques-unes des superbes unités que nous avons croisées.

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